Bocage : Le CAT Le Bellaie préfère la qualité
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Lorsqu’on parle de production de légumes bio et de valorisation des circuits courts de distribution, l’engouement citadin n’est pas suivi de la même façon à la campagne. Le CAT le Bellaie à Mesnil-Clinchamps s’engage pourtant dans cette démarche par conviction et avec l’espoir de voir les habitudes de consommation évoluer.
Depuis 1985, le CAT Le Bellaie situé à Mesnil-Clinchamps s’est engagé dans la production maraîchère et horticole. Une activité qui a été mise en place avec un double souci : environnemental et sociétal. « Nous souhaitons que le travail des personnes handicapées employées à la production soit reconnu et utile et aussi que notre production propose des produits de qualité », explique le directeur du CAT, Eric Sanson. Doté d’un terrain donné par une famille, le CAT n’a eu de cesse depuis, de développer son activité mais dans le respect de la nature et des hommes. C’est ainsi que le site déjà engagé dans le conditionnement de palettes a choisi de créer une chaufferie à bois. Aujourd’hui, pas moins de 4 000 m2 de serres sont ainsi chauffées et 3000 m2 de bâtiment. Les choses se font petit à petit. Et c’est aussi petit à petit qu’au niveau des cultures, après plus de 20 ans d’activité, le CAT n’ayant jamais eu recours à des produits chimiques, s’est engagé dans une démarche de conversion au bio. « Nous avons notre plateforme de compostage, c’est ce qui nous sert à fertiliser les petites parcelles. Plutôt que d’utiliser des produits phytosanitaires, nous introduisons des micro-guêpes dans les cultures », cite pour exemple, Eric Sanson. Même démarche pour l’eau. Un captage dans l’étang situé à proximité permet de ne pas avoir recours au réseau d’eau local. L’étang étant lui-même approvisionné en partie par l’eau collectée sur le CAT. D’ici peu, le CAT se sera aussi équipé de panneaux photovoltaïques. « Nous travaillons sur le long terme », insiste le directeur qui ne cache pas être convaincu par le bien fondé de cette démarche. « La cerise sur le gâteau, c’est ensuite la valorisation », ajoute-t-il. Avec des légumes livrés aujourd’hui sur Vire mais aussi Saint-Sever, le CAT ne note pas d’engouement particulier sur ses produits de qualité. Les ventes sont stables. La valorisation des circuits courts de distribution est une notion qui touche moins le public rural. Et pour cause, beaucoup ont encore leur jardin. Il faut également faire évoluer les mentalités. « On ne produit pas de tomates en hiver. Il faut manger les produits de saison ». L’arrivée à la prochaine saison du label bio pourrait nécessiter l’augmentation de la production. Mais là encore, le directeur préfère rester prudent. Dans ce domaine, il est difficile de mettre en adéquation l’offre et la demande. Le CAT n’envisage donc pas de communiquer plus particulièrement. Une fois encore, c’est petit à petit que les choses se feront. « Nous allons aussi proposer des plans maraîchers bio aux jardineries ». Le CAT devrait également tout prochainement installé son activité paysagère et de service aux entreprises sur Vire. Un bon moyen pour exposer son savoir-faire mais aussi valoriser le travail des salariés. Mardi soir, la communauté de communes a validé le projet de vente d’une parcelle de terrain et d’un batiment situés sur le parc d’activités économiques virois Les Neuvililères. I. I.


