Bocage : 100 millions d’oeufs vendus chaque année
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La production se trouve sur la petite commune de Sept-Frères.
L’immense poulailler situé sur la petite commune de Sept-Frères va s’agrandir. Un développement qui n’était pas voulu mais vient conforter la position de cette production unique dans la région. Les exigences environnementales dictées par Bruxelles n’épargnent pas le Bocage. La ferme de la Perdrière spécialisée dans la production d’œufs n’échappe à une remise aux normes. Un changement qui se traduit notamment pour les poules par un espace de vie plus grand, la mise en place d’un nichoir et d’une zone plus sombre dédiée à la ponte. « Nous sommes attachés au bien-être animal », tient à préciser Hervé Dupard. Avec une production évaluée à 100 millions d’œufs par an. La Perdrière va passer de 120 000 à 150 000 pondeuses. Dans la foulée, un nouveau bâtiment sera construit et mis en service pour la fin de l’année 2011. « Nous n’avions pas forcément la volonté de nous agrandir », confie le patron M. Dupard. Il est bien loin le temps où la Perdrière ne comptait que 5 employés. Aujourd’hui, l’entreprise compte 25 salariés et travaille sous contrat avec 15 éleveurs. Elle vend 90 % de sa production en Normandie et occupe les rayons de toutes les grandes surfaces de la zone. Un succès que La Perdrière envisage de faire perdurer à condition de rester compétitif. C’est ce qui a poussé son dirigeant à envisager cette extension. La nouvelle réglementation ne va évidemment pas être favorable à certaines petites productions pour lesquelles La Perdrière a offert des perspectives de débouchés et Hervé Dupard, ne cache pas « que tout le monde ne suivra pas ». Pourtant l’année qui vient de s’écouler a été plutôt favorable à ce type de production. Avec la crise, il semblerait que les consommateurs ont acheté plus d’œufs. Un produit de base, bon marché. Un point positif pour La Perdrière qui souhaite conforter son outil de production et aussi faire évoluer ses produits. Aujourd’hui, 75 millions d’œufs qui sortent du Bocage séverin sont classés « standard », 25 millions sont étiquetés « Poule élevée en plein air » et 10 millions « bio ». Ils sont commercialisés sous différentes marques comme celle des distributeurs ou encore « œufs de nos villages ». La ferme qui sera donc composée de 8 000 m2 de bâtiment ne perd pas de vue pour autant l’aspect environnemental des choses. En temps que site classé, elle fait l’objet de nombreux contrôles tant sur le bien être animal que sur le suivi sanitaire de l’élevage. « Nous traitons la fiente de poule. Une fois déshydratée, nous la commercialisons sous forme d’engrais organique. Il n’y a qu’un faible volume d’épandage dans les champs autour. L’environnement est une préoccupation permanente. On habite nous-même auprès de l’élevage et on veut des conditions de vie agréable », assure encore le chef d’entreprise qui reconnaît aussi que le bien être des poules à un coût. En effet, les nouveaux investissements de la Perdrière représentent 22 euros par poule. Quant à savoir si c’est le consommateur qui paiera l’addition, Hervé Dupard ne peut pas répondre. Il n’est qu’un maillon de la chaîne qui amène ses œufs sur la table des Normands. I. I.


