Jean-Yves Cousin, député-maire de Vire, confie ses priorités pour 2011
A l’aube de 2011, à mi-mandat, Jean-Yves Cousin a décidé de poursuivre selon ses deux grandes priorités : le développement économique et le renforcement de l’habitat. Deux grands volets qui vont marquer et modeler l’année à venir avec des chantiers pour la création de logement, du développement foncier et des actions en faveur de l’environnement. Mais 2011 devrait également être une année de fête puisque Vire accueillera le Tour de France.
La Voix le Bocage : Quels sont les grands axes directeurs pour l’année à venir ?
- Jean-Yves Cousin : « J’ai deux priorités : le développement économique et l’habitat. Il y a d’autres projets bien sûr, mais ces deux-là sont les plus importants. Quand je dis développement économique, j’entends bien sûr l’emploi, qui a toujours été ma priorité absolue. Ça signifie initier, aider, accueillir toute démarche de service ou d’industrie qui apportera une activité économique et donc de l’emploi. Nous travaillons notamment sur un deuxième département à l’IUT ou sur la rénovation du Palais de justice avec des discussions autour du développement d’une activité de médiation familiale. Nous sommes à l’écoute de tous ceux qui veulent créer une activité. Ce qui est crucial, c’est de favoriser toute implantation d’activité.
Pour rappel, la Normandise a commencé de cette manière-là. Nous voulons donner les moyens à ces gens, auto-entrepreneurs ou autres, de démarrer. Par exemple en mettant à leur disposition des locaux pour s’installer avec des ateliers relais.
Le développement économique passe, par ailleurs, par la maîtrise du foncier. Nous sommes désormais propriétaire à 50 % des terres entre la Papillonnière et La Graverie.
- L. V. L. B. : Avez-vous d’autres leviers d’intervention pour aider au développement économique local ?
- J.-Y. C. : Je suis aussi un « go-between ». Mon rôle est de mettre les gens en relation. Par exemple pour TJP Bioactive, qui va créer des produits cosmétiques à base de marc de pommes, je les ai mis en relation avec des gens d’Ubifrance, qui a des relais en Inde. C’est précisément là-bas, à Pondichéry, que TJP Bioactive souhaite aussi développer son activité. S’il y a des marchés là-bas, ça profitera aussi à l’emploi virois. C’est aussi comme ça qu’on peut pousser ou soutenir le développement économique local.
- L. V. L. B. : L’autre volet 2011 est l’habitat ?
- J.-Y. C. : Oui. Vire a perdu de la population. Je vois trois explications à cela. D’abord, en France, les villes centres perdent de la population au profit des périphéries. Ensuite sur l’axe Argentan, Flers, Vire, on constate que les villes concernées perdent au profit des villes de la côte.
Enfin, nous avons été bloqués pendant de longues années parce qu’il n’y avait aucune disponibilité foncière. Cela veut simplement dire qu’il n’y avait aucun terrain à construire. Ça ne s’est débloqué qu’en juin dernier avec la zone de la Mercerie, où une opération d’une centaine de logements est en projet.
Lire la suite de l’interview sur la Voix le Bocage du 20 janvier



Les arguments de M. Cousin sont tout simplement risibles…
Sur le développement économique, aider localement une société telle que Bioactive, qui annonce développer en même temps des productions en Inde, et dire : “S’il y a des marchés là-bas, ça profitera aussi à l’emploi virois”, c’est faire preuve d’une naïveté coupable ou, pire, prendre les Virois pour de purs crétins. Qui va croire qu’en cas de potentialité de marché en Inde la production se fera à Vire ? Le passé a peu appris à M. Cousin, qui a déjà aidé il n’y a pas si longtemps la Société Parmalat, avec les résultats que l’on sait. Avoir un horizon de fiscaliste n’aide de toute évidence pas à la clairvoyance…
M. Cousin a été peu actif me semble-t-il pour défendre le Tribunal de Vire, pas plus que l’hôpital…
Pour ce qui concerne le logement, là aussi on marche sur la tête : programmer des centaines de logements neufs dans une ville à la démographie en déclin consomme du terrain agricole, mite les paysages, accentue l’extension des zones urbaines et les futurs besoins de transports, alors qu’il y a en ville des centaines de logements VIDES, les agents immobiliers sont là pour en témoigner !
Alors, des programmes “à l’Allemande”, visant à réhabiliter ces logements, pour les mettre “aux normes thermiques du jour”, seraient plus appropriés et plus écologiquement responsables, et éviteraient dans le même temps de ruiner les propriétaires actuels de ces logements inlouables.
Un passé de contrôleur fiscal n’aide pas à une vision stratégique et économique saine, M. Cousin devrait rester dans son métier, et aider ses amis de l’U(n) M(onde) P(ourri) à optimiser leurs impôts dans les paradis d’outre Manche… il serait plus à sa main !
Bernard Pothier.