Cantonales à Bény : Avec ou contre les communistes ?
Elections cantonales – Les 20 et 27 mars 2011
La campagne électorale n’est pas encore lancée (NDLR : elle sera ouverte du 7 au 19 mars pour le premier tour) et les candidatures ne sont pas encore officiellement déposées en préfecture, que déjà les grandes manœuvres ont commencé. Il faut dire que l’enjeu est de taille, en particulier pour la gauche qui espère bien faire basculer le département en sa faveur. Le Bény-Bocage devient donc un canton stratégique.
Le Parti Socialiste a en effet décidé de soutenir un candidat déjà implanté localement, en l’occurrence Jean-Pierre Raoult, le maire de Bény-Bocage. « Nous nous présentons ici en position conquérante, explique Raphaël Chauvoix, le secrétaire départemental du PS. Jean-Pierre Raoult est un excellent candidat, nous pensons qu’il peut gagner ». Une candidature logique en somme, encore faut-il présenter une suppléante. C’est là que l’incompréhension semble gagner les partis de gauche.
Le Parti Communiste Français avait en effet convoqué la presse vendredi dernier pour annoncer officiellement la candidature de Claudine Carin en tant que suppléante de Jean-Pierre Raoult. Problème : le maire de Bény-Bocage brillait par son absence. « Jean-Pierre Raoult vient de revenir sur son engagement, assure la représentante du PCF. Il semblerait qu’au niveau local, le PS désapprouve cette stratégie de rassemblement, préférant une politique de division dont il ne mesure pas les conséquences immédiates et à venir. Que penser de la fiabilité d’un élu qui se dit de gauche et qui joue contre son camp ? demande-t-elle. Que penser d’un élu qui n’a pas le courage de ses positions et se laisse manipuler comme une marionnette, acceptant d’être une candidature de division ? Il se lance dans une stratégie dangereuse dont les seuls à en faire les frais seront les hommes et les femmes de ce canton et du département ».
La porte n’est pas fermée
Mais côté Jean-Pierre Raoult, on n’a pas le même son de cloche, il conteste formellement s’être engagé auprès de Claudine Carin : « Nous avons discuté ensemble c’est vrai, mais il n’y a jamais eu de pacte entre nous, elle s’est imposée, dit-il. Je veux bien partir dans ces élections soutenu par le PS, mais comme je ne suis pas encarté, j’ai demandé à choisir ma suppléante, quelqu’un que je connais. Il ajoute : Je suis un élu local, je suis loin des manœuvres politiques. Cela étant, je ne suis pas fermé à des discussions avec le PC ». Une position que confirme le PS au niveau départemental : « Nous ne sommes pas engagés avec Claudine Carin, appuie Raphaël Chauvoix. Nous n’avons pas autorité sur Jean-Pierre Raoult, il choisira sa suppléante. Nous prenons notre temps, nous accompagnons notre candidat. Nous discutons d’ailleurs toujours avec la PCF et peut-être sera-t-elle finalement suppléante ? »
Malgré tout, le PS et Jean-Pierre Raoult ne semblent donc pas fermer définitivement la porte au PC, qui lui aussi demande au maire de Bény « de bien réfléchir en son âme et conscience. Les grandes conquêtes sociales ont toujours été gagnées dans l’union des forces de gauche. Je ne peux pas imaginer une seule seconde que le PS soit plus préoccupé par des intérêts partisans que par les intérêts collectifs populaires ». Si au départ Claudine Carin souhaitait s’engager dans ces élections en tant que suppléante, il apparaît désormais qu’elle est prête « à aller jusqu’au bout, l’enjeu est trop important ».
Les électeurs du canton de Bény-Bocage auront-ils un candidat socialiste et une candidate communiste ? Tout semble dépendre du choix de Jean-Pierre Raoult, les candidatures officielles doivent en tout cas être déposées entre les 14 et le 21 février prochains.
Les trois axes principaux du PCF
Le PCF propose un programme reposant sur trois axes principaux : 1. Faire du département une collectivité locale utile pour toutes et tous. 2. Agir afin de faire abroger au plus vite la réforme territoriale du gouvernement. 3. Faire du département un moteur de nouvelles dynamiques de décentralisation avec et pour les populations.
« Il s’agit de porter haut et fort au sein du département les revendications des travailleurs, des familles et faire en sorte de prolonger dans les urnes la montée du mouvement social contre la réforme des retraites, pour la défense de l’emploi, de la santé, du pouvoir d’achat ».

François Bonnet, trésorier fédéral du PCF, et Claudine Carin, responsable de la section PCF des 2 Vallées.



Ca n'a pas l'air de rnneoctrer un franc succès, cette histoire d'avatars. Enfin bon, c'est rigolo quand même.