L’hôpital de Vire accuse le choc d’une réorganisation totale
On parlait d’un malade. Certains disaient même qu’il allait peut-être mourir. Bref la situation était grave. Aujourd’hui, l’espoir renaît. On fait tout pour guérir l’hôpital. C’est en tout cas ce que tient à dire et redire son directeur. Le traitement de choc que vit actuellement l’établissement est selon lui nécessaire pour une vraie et bonne guérison. Mieux, pour que le phénix renaisse de ses cendres, renforcé. Pierre Tsuji communique et c’est tant mieux car ce service est celui de tous les Bocains. Tout le monde a le droit de savoir, c’est même le meilleur moyen pour reconquérir cette confiance perdue. On en parlait déjà la semaine dernière dans les colonnes de ce journal. À l’occasion de la cérémonie des vœux, le patron de l’hôpital revenait sur la création des nouveaux services (le court séjour gériatrique et les soins de suite et réadaptation avec deux fois vingt lits). Nous avions également poussé les portes des Urgences. Un service comme les autres qui a été repensé complètement. Car il s’agit bien de cela. L’hôpital a été repensé dans sa globalité pour permettre à un service « non rentable », de tirer son épingle du jeu grâce par exemple pour les urgences à la mise en place de l’unité médicale de surveillance continue. Et c’est ainsi. On perd d’un côté mais on équilibre de l’autre. Mais pas seulement. Pour que vive l’hôpital, il faut également avoir des praticiens. Expérimentés plutôt qu’intérimaires. « C’est très cher un intérimaire et moi je ne suis pas à l’aise lorsqu’on fait tourner la maternité avec des intérimaires ». Aujourd’hui, Vire peut se targuer d’avoir le seul hôpital de la région dont les Urgences fonctionnent uniquement avec des urgentistes. Une offre de meilleure qualité donc qui est aussi due au travail des médecins en place qui renforcent l’attractivité de l’établissement. Mais pour que cet hôpital de proximité perdure, mieux envisage l’avenir avec sérénité et s’inscrive dans le schéma de santé publique, il a fallu s’attaquer à un véritable casse-tête. Comme l’explique très bien Pierre Tsuji : « il a fallu mettre en place un plan de retour à l’équilibre, déployer le projet médical et trouvé les marges d’économie ». C’est aussi dans ce contexte que l’achat de l’ancienne maison de retraite des Acres s’est fait…



Très bien, cette renaissance, mais s’il vous plaît, cessez de parler ou d’écrire sur les services “non rentables” de l’hôpital !
Cette notion de rentabilité n’est applicable qu’à des activités commerciales, dont l’objectif est le profit, et les moyens les capitaux privés…
ici, l’hôpital, on parle d’un SERVICE PUBLIC, qui NE PEUT être rentable, parlons au pire de comptes “équilibrés ou non”, mais pas de rentabilité, les mots ont un sens…
L’hôpital aura des comptes équilibrés dans la mesure où l’on lui attribue en début d’année les ressources suffisantes pour son bon fonctionnement… de même que les autres services publics.
Demande-t-on à la Défense d’être rentable ? Non, et pourtant, sans consulter les Français, ni même leurs représentants, notre président envoie nos fils en Afganistan, en Côte d’Ivoire et ailleurs et n’exige pas une rentabilité qu’il serait bien difficile d’évaluer…
Pour prétexter qu’un service public n’est pas rentable, il suffit de lui allouer des ressources inférieures à ses besoins, et le tour est joué, on dit en fin d’exercice qu’il n’est pas rentable, qu’il faut le purger ou pire, le supprimer !
Lafontaine le disait : “qui veut noyer son chien l’accuse de la rage”.