Le Préau 2011-2012 : « Ça passe ou ça casse ? »
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Présentation de la prochaine saison du Préau
L’équipe artistique du Préau a présenté ce mercredi 15 juin

Les directeurs Vincent Garanger et Pauline Sales.
sa saison 2011-2012. Une programmation qui se veut plus classique et centrée sur Vire et pour laquelle le théâtre se pose la question : « Ça passe ou ça casse ? »
C’est désormais une coutume au théâtre du Préau, pas question d’attendre la rentrée scolaire pour dévoiler la prochaine saison culturelle qui se profile. L’équipe artistique, les directeurs Pauline Sales et Vincent Garanger en tête, accompagnée cette fois-ci d’Hélène Viviès, Samuel Gallet et Anthony Poupard, ont ainsi invité le public ce mercredi 15 juin à découvrir la programmation du Préau, saison 2011-2012.
En premier lieu, Pauline Sales et Vincent Garanger ont souligné l’évolution du centre dramatique régional de Vire, grâce notamment à ses décentralisations en milieu rural : « Une relation de confiance s’établit entre tous les publics et l’équipe artistique, confiaient-ils. Il y a bien sûr encore des choses à faire, mais un palier a été franchi, le Préau devient une référence et nous en sommes fiers car cela profite aussi à l’image de la ville ». De fait, ils n’oubliaient pas d’y associer leurs partenaires : « Un centre dramatique régional ne peut exister que par la volonté d’une municipalité et d’une région. Mais il faut aussi souligner l’importance de l’équipe artistique formée avec Aurélie Edeline et Anthony Poupard, et de toute l’équipe du Préau qui se distingue par son abnégation, sa modestie et sa gaieté ».
Sur ces preuves de reconnaissance, les co-directeurs ont ouvert la future saison en dévoilant le thème de la prochaine enquête artistique autour de laquelle se décline la programmation de l’année : « Ça passe ou ça casse ? » (lire encadré). Une première réponse s’impose d’entrée : « Ça casse », du moins en comparaison avec la programmation de la saison écoulée. « Après une année très ouverte sur l’extérieur et très riche en itinérance, nous avons voulu recentrer notre saison sur Vire et sa région, confirmait Vincent Garanger. La différence se voit également sur la programmation d’un répertoire français et international plus classique ». Preuve en est avec quelques exemples au cours de l’année prochaine : Trahisons d’Harold Pinter du 20 au 29 septembre, Tempête sous un crâne d’après les Misérables de Victor Hugo le 18 octobre, Les mains Sales de Jean-Paul Sartre le 22 novembre, Enfants du siècle d’Alfred de Musset le 13 mars ou encore Le dindon de Georges Feydeau le 5 avril. Côté musique, la scène du Préau accueillera la révélation de l’année, « L » le 20 mars, ainsi qu’un grand classique : « L’opéra de quat’sous » de Brecht et Weill.
Entre créations, coproductions, collaborations et tournées, tout le programme est bien sûr à découvrir au Préau. Pauline Sales et Vincent Garanger renouvellent finalement leur souhait : « Que le théâtre devienne un lieu de rencontre, un endroit où se créent des liens et qui doit être partagé avec le plus grand nombre ».
Saison 2010-2011 : « Bilan très satisfaisant »
À l’heure de présenter la nouvelle saison du Préau, Pauline Sales et Vincent Garanger ont aussi tiré le bilan de la saison écoulée. Verdict : « Une très bonne saison, marquée par 300 représentations dans l’année et cinq créations repérées à l’échelon national ». Les directeurs du théâtre virois ont en particulier mis en avant le rôle du PNR (Pôle National de Ressources du spectacle vivant en milieu rural) : « Avec A l’ombre, Le planétarium, Les orphelines, Le sous-locataire et Bluff, ce sont autant d’expériences théâtrales vécues au plus près des habitants, enfants et ados compris, de sept communautés de communes dans la Manche, l’Orne, le Calvados et autour de Vire. Déjà 25 représentations pour 1 500 spectateurs, c’est un bon début ! »
Également à l’actif des succès de la saison : le 2e Festival Ado auquel participent les quatre lycées de Vire et tous les services culturels de la ville. « 3 000 spectateurs ont fréquenté le théâtre à travers le Festival Ado. C’est une manifestation unique en France, citée en exemple et sur laquelle se penchent aujourd’hui d’autres centres dramatiques ».
L’enquête artistique : « Ça passe ou ça casse ? »
Voici posée de manière volontairement abrupte et mystérieuse la question qui traverse les créations du Préau ainsi que différents spectacles et rendez-vous durant la saison. Qu’est-ce qui passe encore et qu’est-ce qui risque de casser dans nos vies, dans la société, dans le monde en ce début de XXIe siècle ?
Peut-on souhaiter la cassure ? Se fait-elle toujours malgré nous ? Les ruptures sont-elles nécessaires ? À l’échelle d’un groupe ou d’un individu, peut-on évoluer sans subir la violence d’une destruction ou parfois étrangement la désirer ? Faut-il détruire pour reconstruire ? Dans une région, la Basse-Normandie et dans une ville, Vire, profondément marquées par les bombardements de la Seconde guerre mondiale, il nous a paru particulièrement intéressant de questionner, dans plusieurs domaines, géographique, politique et également intime, le rapport que nous entretenons avec le passé, la mémoire et l’élan, subi ou désiré, qui nous entraîne vers l’inconnu, la nouveauté, la modernité, de nouvelles utopies, de nouveaux désirs. Comment gérer le passage du passé au futur ? (Le Préau – CDR de Basse-Normandie – Vire)


