Vire Présidentielle : « J'attends qu'il aide les petites entreprises »

À 22 ans, Léa Pouet tient avec Marlène Plumas, 24 ans, le salon LM Coiffure et esthétique, au 47, rue Armand-Gasté à Vire.

20/04/2017 à 17:51 par Audrey Chevallier

Léa Pouet, à gauche, tient avec Marlène Plumas, le salon LM Coiffure et esthétique, au 47, rue Armand-Gasté à Vire. -
Léa Pouet, à gauche, tient avec Marlène Plumas, le salon LM Coiffure et esthétique, au 47, rue Armand-Gasté à Vire (Calvados).

Quel regard portez-vous sur la campagne ?

« Je trouve que tout tourne beaucoup autour du chômage, de l’euro ; ils parlent peu de notre avenir à nous, les jeunes. Ils sont branchés sur une tranche d’âge 30-40 ans et plus. Aide aux études, à la formation, à l’apprentissage… en tant que jeunes patrons au sein d’une petite entreprise, on n’est pas soutenus pour toutes ces questions-là. On est un peu zappés. »

Quels sont pour vous les thèmes les plus importants ?

« En une année, on ne cotise que 9 mois pour notre retraite. Ce n’est rien du tout. Cela m’inquiète un petit peu car si en autoentreprise on n’économise pas de l’argent tout de suite -ce qui est assez difficile- on n’aura pas de retraite. Je m’attends à ne pas en avoir. Sans parler d’avoir des enfants… On a du mal à trouver du travail alors on s’installe et on se rend compte qu’on bosse pour payer les factures. C’est qu’il y a un truc qui ne va pas. »

Savez-vous pour qui vous allez voter ?

« C’est hyper important pour moi d’aller voter, en tant que femme, mais je ne sais pas pour qui voter. Une fois qu’ils sont sur le siège, ils n’en ont rien à faire des petites sociétés. Ils pensent aux grosses, aux retraites des plus vieux. Ils ne pensent pas à la classe moyenne. Personne ne parle de nous, personne. On s’étonne que les commerces de proximité ferment mais ils ne savent même pas le prix d’un pain au chocolat. Ils ne savent pas la galère dans laquelle on vit. »

Qu’attendez-vous de votre futur président ?

« Qu’il pense qu’il ne devra pas nous oublier ; qu’il stabilise le pays tout en trouvant des solutions pour aider les petites entreprises à se développer et surtout, qu’il nous taxe moins ! On n’a plus d’argent dans les caisses. On pense beaucoup à ceux qui s’enrichissent sur le dos des petits Français… Quand je vois que je suis obligée de prendre un deuxième boulot… »

Propos recueillis par Audrey Chevallier

14500 Vire

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